Janine Gast, libre quoiqu’il en coûte

janineJeune, tonique quoique fatiguée, hardie, Janine Gast me reçoit dans la pénombre de la grande salle à manger de son pavillon en bas de la Calade à Néoules. L’été bat son plein. Tout est fermé pour garder le frais. Au fur et à mesure que le personnage se dévoilera, la propriétaire des lieux, toujours en mouvement, prête à bondir, entrouvrira un volet, puis un autre, pour que j’y voie plus clair. Dans ses mots, sa vie, sa pièce. La fille des collines, en osmose avec la nature, gère sa relation avec les éléments, et en particulier la lumière, de façon instinctive, presque innée. La tenue confortable, les cheveux en bataille, symbolisent cette femme, sans cesse sur le pont, prête à dégager de chez elle sur l’instant et pour toujours. Rien de matériel ne la retient et ne l’a jamais retenue. Car Janine est libre.

Née le 6 décembre 1941 à Ollioules, sur la route du Gros Cerveau, Janine Gast découvre chaque recoin de la colline à la vitesse d’un éclair. Malgré la guerre et la présence de l’occupant italien, puis allemand, « juste au dessus de chez nous », la petite fille arpente son domaine : la garrigue, les grottes, leurs animaux, minéraux, plantes et autres fleurs. Son père, Jean, aux aguets, à peine trente-trois ans plus âgé, après avoir subi un grave accident en tant que « scaphandre à l’Air Liquide de La Seyne », s’affaire sur les dix-sept hectares de la propriété familiale. Il y élève des poules et des lapins, y cultive « ce qu’il peut », des tomates, des melons, « un peu d’arbres fruitiers », quelques vignes et gère l’absence d’eau courante. Sa mère, Adeline, dite « Lili », administre la maisonnée élargie à trois frères nés du mariage de celui qui est devenu son conjoint. Elle a trente ans quand sa fille nait et le cordon, jamais rompu, ne fera que se tendre avec le temps. Jean et Lili ont en commun d’être d’origine immigrée – des Italiens – et du coin – Jean est né sur une île, Port Crau, et Adeline à La Garde. Étonnamment, Janine se souvient de ses toutes premières années. « C’est bizarre », souligne-t-elle de son accent enlevé. Les « Allemands nous lançaient des bonbons ». Elle et son copain Lulu, de deux ans son cadet et fils de la famille voisine, sise un kilomètre et demi plus bas, gardent leurs distances mais acceptent volontiers les friandises tout en éprouvant un sentiment mixte de gourmandise et de peur. Peur que l’occupant ne découvre les petits trafics de Jean : l’adulte « pique dans leur réserve » des grands pots de confiture et les enterre derrière la maison. Les représailles planent et avec elles le « choc » de la confrontation quotidienne avec l’ennemi. Assise en bout de table, les mains et avant-bras bien à plat posés sur un torchon fleuri, lui-même délicatement placé sur une toile cirée couvrante et impeccable, la femme, aujourd’hui d’un âge mûr, évoque avec les yeux, puis avec sa tête, ses bras, ses doigts, la situation. Les soldats du « poste observatoire » sont en haut, au-dessus, « juste au-dessus », en position dominante. Ses avant-bras et mains sont maintenant rectilignes, bien parallèles à la table, au niveau de son visage, sa tête est penchée en arrière, les yeux vers le ciel. On y est. L’angoisse est d’autant plus présente que la petite Janine sait, sans vraiment connaître le pourquoi, que son grand-père paternel a été fait prisonnier ainsi que deux des frères de Jean : pendant sept ans pour le premier en 14-18, cinq ans pour les autres lors de la IIe Guerre. Trois hommes sur une fratrie de vingt-six : le couple de grands-parents ont vingt-quatre enfants, « seize naturels et huit adoptés… des orphelins ». Une famille nombreuse catholiques, installée au Château de Castellane à Ollioules au titre de gardiens. Afin de laisser imaginer la dimension du domaine, Janine déploie ses bras en croix, toutes paumes ouvertes vers le haut. Elle évoque un palace, où tout le monde se retrouve régulièrement, notamment pour faire la fête.

Apprendre et rester libre

Janine ne prend le chemin de l’école, à quatre kilomètres de son paradis, qu’à l’âge de huit ans. En 1949. Elle rit à l’évocation de cette institution Sainte-Geneviève au village, « l’école des sœurs ». Elle s’esclaffe car le souvenir n’est pas bien noble. L’espiègle se moque d’elle-même. La petite fille n’aime pas l’école et son lot de règles. Se sent cloitrée. S’en rend malade. « J’étais dans un trou d’aigle. Tu te rends compte ? Tu vas prendre un animal, tu l’enfermes… ». Impossible. Alors, elle « sèche » sans état d’âme. S’enfuit. Rejoint sa colline, sa nature et ses animaux. Parfois quatre fois par jour. Le plus souvent pieds nus. « J’étais Manon des sources ! », proclame mon interlocutrice. Cueille des champignons, des asperges sauvages. Marche sans fin. Elle parle désormais à l’imparfait. Se triture les peaux des ongles. Regarde vers le bas. Ce passé semble révolu. « C’était ma vie, la liberté, l’escapade… ». Elle ajoute néanmoins, au présent, « je suis sauvage », pour bien faire comprendre que rien n’a vraiment changé. Insiste : « J’aime la liberté » et « je me suis toujours rebellée pour avoir cette liberté ».

Malgré son goût extrême pour la solitude, Janine se fait en classe deux copines : France et Danièle. Elles ne viendront jamais chez elle, à cause de la distance. Inséparables, on les appelle « les Trois Mousquetaires ». Elle gardera leur amitié pratiquement à vie. Elle apprend à lire, à compter grâce à la patience de Sœur Agnès. Évoque encore et encore « sa » colline et ses grottes. Se laisse aller à égrainer entre ses doigts le sable qui tapisse ces lieux mystérieux. Leurs habitants. Des « ogres ». Dans son élan, elle s’exclame en souriant : « J’avais pas peur ! ». Son père lui a conseillé depuis son plus jeune âge de glisser deux pierres dans sa poche pour chasser l’effroi. Elle le croit sur parole. Refait le geste. La main en coque sur la couture du caleçon. Elle ne connaît aucune contrainte. Elle répète « aucune ». Alors elle délaisse la cantine et ses florilèges de recettes aux lentilles pour aller se nourrir elle-même, à l’air libre. Ses notes en pâtissent. Le paternel gronde. L’éducation est essentielle. Pourtant, Jean et Lili laissent la gamine faire. Ne la sanctionnent jamais. En 1953, après ses années de catéchisme au sein de l’école, le jour de sa communion solennelle, elle loupe une occasion de fuir pour de bon. Dans la pièce centrale de la maison, où soixante personnes sont venues fêter l’événement, l’intrépide se prend les pieds dans le tapis, heurte sa tête contre le montant en pierre de la cheminée et s’ouvre le crâne. « À deux doigts du cervelet », dira le médecin. Elle rit à l’idée que peut-être elle aurait gardé « un grain » de cet épisode.

L’année précédant le certificat, elle a treize ans, les nonnes convoquent ses parents pour les informer qu’elles ne souhaitent pas faire passer le diplôme à la fillette par crainte d’un « échec ». Le sang de Jean ne fait qu’un tour. Il n’en est pas question. Janine va en un an, « apprendre ce que toutes les petites collègues avaient appris pendant leurs années d’études ». Comble du comble, elle obtient le diplôme tant attendu l’année suivante avec la « mention bien ». On est en 1955. Et « c’est pas tout ! ». Parce qu’elle a impressionné les enseignantes par sa force d’apprentissage, Il est question pour Janine de continuer sa carrière scolaire. Elle serre les doigts de sa main droite en pointe vers le haut. L’adolescente a « la trouille » de reprendre le chemin de l’école mais est consciente de sa valeur : « j’avais une qualité : je ne lisais pas les livres, je les mangeais ! ». Alimentée par son copain Lulu, plus nanti, elle s’abreuve de lecture sans limite, mot inconnu. Elle se régale de connaissances. Janine saisit l’occasion de l’évocation de cette richesse pour remercier ses parents et ce qu’ils lui ont transmis : le goût du savoir, la droiture – elle monte ses mains bien à plat face à son visage et bien parallèles –, l’honnêteté : « nette, claire sans problèmes ». Elle répètera cette litote à plusieurs reprises. « Je ne me mettrai jamais en tord ». L’émotion est grande, au souvenir de ces êtres chers. Car la relation entre Lili et Jean bat de l’aile. Lili part, la main de Janine dans la sienne. Direction Saint-Cyr, chez son frère. Là s’arrête les études pour la fille des collines, à l’âge de « treize ans et demi ». Et là démarre le travail. À 14 ans.

Le travail comme lieu d’expression

Après trois mois passés à Saint-Cyr, Lili embauche comme cuisinière « sur Paris ». Finis la colline et son ciel bleu immaculé, son soleil, sa lumière. La septuagénaire laisse imaginer la difficulté d’adaptation : « J’étais noire, brûlée par le soleil ! Je me lavais tout ce que je pouvais pour essayer de blanchir ». Elle mime d’un lissage de la main sur son visage, le changement de couleur de sa peau. La mère et sa fille s’installent plus précisément en banlieue Est de Paris, à Fontenay-sous-Bois, chez une famille bourgeoise vietnamienne. Janine y fait ses premières armes d’employée : elle garde les quatre enfants du foyer, à peine plus jeunes qu’elle.

Une fois par an, elle va rendre visite à son père, resté au Gros Cerveau. « Dix-huit heures de train aller. Dix-huit heures retour ». « Sur des banquettes en bois ». « Arrivée noire de charbon ». « C’était pas la joie » : l’adolescente s’ennuie de Jean et commence à se lasser de servir d’intermédiaire dans la guerre parentale et de supporter son lot de commentaires variés. Le 8 août 1958, c’est le mariage, une façon de fuir. Elle a 17 ans. Elle a rencontré Alfred, dit Fredo, de sept ans son aîné lors des virées dominicales avec sa bande : seule fille avec dix garçons. Ils sortent danser. Lili joue la douzième et met de l’ambiance, fait rire. Se fait réclamer. Janine tombe amoureuse. Avec Fredo, elle déménage à deux pas, à Nogent-sur-Marne. En 1962, naît Béatrice, puis c’est le tour de Jean, en 1966.

Entretemps, son autre Jean décède, jeune, à 56 ans. En 1964. Une catastrophe. La tristesse s’installe. D’autant que cette même année, elle est débauchée de chez Grandin à Montreuil-sous-Bois, là où elle « fait le gainage des cadres des télés » depuis 1960. Elle retrouve immédiatement un emploi aux Cartonneries MC, tout à côté. Du lundi au vendredi, payée à la pièce, elle « fait des boîtes ». Puis devient maquettiste salariée. Imagine et dessine des emballages et bouteilles pour Dior, Lanvin, « tous les grands parfumeurs ». Malgré sa timidité congénitale, affirme-t-elle – elle baisse sa voix douce mais ferme – la jeune femme prend du galon. Y reste jusqu’en 1965. Licenciée. Et le Fredo boit et frappe. Balance des coups. Encore et encore. La dame d’un âge mûr est formelle : « Il aurait mieux valu que je ne le rencontre pas celui-là ». Janine « en a marre ». Un jour de colère, la question ne se pose plus. « Il y a des limites à tout ! ». Sans doute, les seules qu’elle ne s’est jamais fixées. Elle quitte définitivement le domicile conjugal, se réfugie pendant un mois dans un garage. Son fils a trois mois. Sa fille quatre ans. Les enfants ne reverront plus leur père et elle ne divorcera pas. Elle se montre cruelle et fustige : « si je l’avais vu sur la route, il aurait pu agoniser, je lui roulais dessus avec la voiture ; j’aurais même reculé pour mieux l’écraser, pour être sûre qu’il n’existait plus ». La plaie est profonde. « C’était la mauvaise période ». Elle prend enfin la direction de Vitry-sur-Seine en 1967. Un nouveau travail l’attend après une longue interruption.

En 1968, Janine embauche à la SILEC à Villejuif, une « boîte de montage électronique ». Elle y restera jusqu’en 1985, et montera par étapes quelques échelons. La vie devient une réelle course : nourrice, maternelle, garderie, et travail s’enchaînent. En 1974, elle déménage à la Haye-les-Roses et en 1975, on lui propose une mutation à Los Angeles aux États-Unis qu’elle refuse, confrontée à la pression de sa mère. Lili ne tient pas à se retrouver seule. Les yeux de celle que ses patrons nomment « la ritale » trahissent un léger regret, alors elle se rattrape vite. Et lance une blague, puis une autre. Raconte des épisodes épiques entre collègues dans le laboratoire de recherche où elle a depuis été affectée. Et en son for intérieur, elle doit penser au voyage qu’elle s’est offert il y a trois ans avec le club senior de Néoules. Toute la côte Ouest. Inoubliable. Une revanche en somme. Un regret demeure : ne pas savoir parler anglais. Hormis « I love you », rien ne sort. Cette lacune l’empêche de partager davantage avec ses amis londoniens ou écossais.

Elle se met à travailler « dans les bureaux », chez ce qui est devenu Thomson. Apprend l’informatique. Chaque jour, Janine est confrontée au chef du personnel qui l’a « dans le collimateur ». La persécute. Lui « fait une crasse ». La jeune femme, « tête de lard », ne l’entend pas ainsi. La femme d’aujourd’hui s’en lisse les lèvres. La tension monte. Elle ne supporte pas la fourberie. L’injustice, d’autant qu’elle ne compte pas ses heures. Janine est franche, honnête, dit ce qu’elle pense. Et s’en retrouve baladée. Elle signe, sinon son arrêt de mort, son éjection.

Entretemps, en 1978, la trentenaire rencontre André. Croisé au boulot. Janine acquiert une maison à Boucé dans l’Orne. S’y installe au départ de la boîte, suivie deux ans plus tard par son « copain ». Elle y retrouve la « petite maison » de Lili, histoire de ne pas s’éloigner. La jeune femme travaillera dans une imprimerie puis pour la mairie de sa commune. Le ciel est couvert. Pratiquement en permanence : « tous les jours, je pleurais mon sud ». En 1988, Lili les rejoint à domicile. À 77 ans, la mère de Janine est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Sa fille s’en occupera « matin, midi, après-midi, soir et nuit » pendant onze ans, jusqu’à son décès en 1999. La femme, l’être d’émotion, de sens et de chair, s’en « oubliera ». En 1996, le couple cherche à acquérir un bien dans le village d’enfance de la sudiste. Ollioules. Les prix ont grimpé. Leur dévolu se posera sur cette maison à Néoules où elle vit encore aujourd’hui. Ils font le grand saut en 2000 quand la retraite sonne. Enfin. L’intégration est immédiate. Les relations sociales se multiplient, même si ce n’est pas toujours facile. André n’en profitera pas longtemps et décédera en 2001.

Bouger pour ne pas disparaître

Ainsi va la vie de Janine entre tristesse et gaité : « la bonne humeur pour qu’on me l’enlève, il faut m’abattre ». Car la fille des collines aime résolument la vie. « Tout » l’anime, lui plait. « La nature, les oiseaux, les fleurs, les voyages, tout ! ». Un « tout » qui brille dans ses yeux, l’emplit, la rassemble. Elle s’exclame : « la vie est belle ! ». Elle raffole de l’authentique. Du vivant. « Se contente de peu ». Et s’emballe, par association d’idées : « j’ai des chaises dépareillées, mais je m’en fous ! ». Le paraître, le luxe ne l’intéressent pas. Elle préfère répondre aux besoins, venir en aide. Partager. Sa forme d’engagement. Elle hausse le ton : « Le cul sur la chaise, ça je ne peux pas ». Elle baisse les yeux, l’air accablé, tant l’idée de ne pas bouger, de rester en plan, de ne pas servir à quelque chose, l’exècre : Janine met un point d’honneur à rester digne. Le souvenir d’une mère, si exceptionnelle, qui se dégrade, la hante. Elle pleure : « cela m’a fusillé ». Ses termes sont choisis. Les réponses immédiates et convaincantes. Le langage châtié et éclairé. Tout au long de l’entretien. L’hésitation ne fait pas partie de sa panoplie. Le recours au registre militaire, armé tout du moins, n’est pas neutre. Janine est radicale. « Ou c’est la vie, ou c’est la mort ». L’entre deux n’existe pas. Le passage d’un état à l’autre se doit d’être violent. La lenteur, l’à-peu-près, le flou, sa hantise. Ils favorisent l’agonie, les non-dits, les messes basses, le mensonge, le dégoût, le rejet, l’oubli, la culpabilité, autant de situations et de sentiments que Janine insupporte. Elle a dû écrire à Lili, morte, pour se défaire de toutes ces émotions affreuses. Puis a brûlé la lettre. Depuis, elle est soulagée. Et puis, Janine est profondément lucide. N’aime ni les menteurs, ni les faiseurs d’histoires, ni les râleurs – « se plaindre à mon âge serait indécent » –, ni les « gouvernants à qui il faudrait apprendre des choses qu’ils ne connaissent sûrement pas », ni tous ceux qui maltraitent les animaux, y compris les éleveurs. Elle décrit avec mépris les sordides conditions de vie des cochons, des vaches ou des poules, produits à grande échelle. L’idée et l’image qu’elle retient de ses visites de fermes en Normandie l’écœurent. « Je serais une poule, je me mettrais en grève ! Je vais me casser le cul pourquoi ? ». Elle invective leurs propriétaires. Est sans merci. Leur souhaite le pire. Elle, qui garde une poule, Roussette, en libre circulation dans son jardin. Elle souhaite de tout son cœur qu’on respecte l’humain, les animaux, et se désole du constat actuel. Peu affriolant. Sa grimace est monstrueuse. La septuagénaire souhaite néanmoins continuer à se battre. Se met à envisager une société où le troc présiderait. Où l’argent ne dominerait pas. Mais, Janine ne tolère pas la trahison. Elle soupire. L’amitié est sacrée, loyale, sans tabou. Un mot qu’elle déteste. Il s’agit de « prendre le bon et le mauvais » de l’autre, de « tout partager ». Sans tergiverser. Elle pleure à nouveau. Dans sa tête, le souvenir d’une relation « bafouée ». Elle craint désormais d’être déçue. En a soupé des illusions. N’a plus envie. « Je n’ai plus confiance ». En quiconque, en l’humanité. À part une poignée d’amis triés sur le volet. Et cite Sacha Guitry à l’appui de état d’âme : « Plus je connais les humains et plus j’aime mon chien ». Enfin, Janine ne croit plus qu’elle peut « refaire le monde ». Ne s’en sent pas les moyens, « à son petit niveau », « à sa petite hauteur ». Ne veut obliger personne à changer, par souci de ne pas « être obligée » à son tour. Par désenchantement ou plus simplement, par « envie de souffler ». Paradoxalement, Janine reste profondément humaniste. Dans un sanglot elle lance : « je voudrais de l’amour pour tout le monde ! ». Décidément, la limite n’est pas son truc.

Joelle Palmieri
16 septembre 2015

Une réflexion sur “Janine Gast, libre quoiqu’il en coûte

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